# Communiqué de presse — Le bilan du coefficient de conversion de l'électricité (OneDpe)

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**COMMUNIQUÉ DE PRESSE — Paris, le 25 août 2026**

## Près de 400 000 logements diagnostiqués sont sortis du statut de passoire sans travaux — et 600 000 que rien n'en sortira

**Le 1ᵉʳ janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025). Aucun bilan de cette réforme n'a été publié depuis. Nous l'avons fait, et nous ne l'avons pas modélisé : 392 948 logements diagnostiqués ont quitté le statut de passoire énergétique du seul fait de ce changement — sans un kWh économisé et sans un euro de travaux. L'ADEME a conservé les deux étiquettes, l'ancienne et la nouvelle ; nous les avons comptées, une par une, sur 14 938 757 diagnostics. C'est plus d'une passoire diagnostiquée sur cinq : 22,86 %. Un projet d'arrêté ferait passer le même coefficient à 1,7 au 1ᵉʳ janvier 2027 ; s'il était publié en l'état, 161 479 logements diagnostiqués de plus quitteraient le statut, sur un périmètre cible de 9 625 591. Et 604 669 n'en sortiront par aucun coefficient : ce n'est pas leur consommation qui les classe, c'est leur chaudière.**

### Le bilan que personne n'a fait

Le coefficient de conversion en énergie primaire de l'électricité est le nombre par lequel on multiplie les kilowattheures d'électricité consommés par un logement pour obtenir l'énergie primaire qui décide de son étiquette. Le 1ᵉʳ janvier 2026, il est passé de 2,3 à 1,9. Aucun mur n'a été isolé, aucune chaudière remplacée : la consommation affichée d'un logement électrique a baissé du jour au lendemain, dans le rapport exact de 2,3 à 1,9. Nous mesurons ce rapport sur les données : il vaut **1,211 en masse** — exactement 2,3 / 1,9, la signature arithmétique de la réforme.

Nous n'avons pas estimé ce que cela a produit : nous l'avons dénombré. Pour **14 938 757 diagnostics** — 82 % des 18 203 808 lignes du jeu de données, et **99,50 %** des diagnostics actifs établis entre juillet 2021 et décembre 2025 —, l'ADEME a conservé côte à côte l'ancienne étiquette et la nouvelle. Nous avons compté les logements diagnostiqués classés F ou G sous 2,3 qui ne le sont plus sous 1,9 : ils sont **392 948**. Dans cette population, le parc de passoires passe de **1 718 766 à 1 325 818**.

Le taux, lui, ne dépend d'aucun périmètre, d'aucune déduplication et d'aucune reconstruction : 392 948 sur 1 718 766, soit **22,86 %**. Plus d'une passoire diagnostiquée sur cinq. Restreint aux seuls diagnostics établis à partir du 1ᵉʳ juillet 2024 — nés sous le barème des petites surfaces, donc incontaminables par construction —, il monte à **24,12 %** (135 325 sorties sur 561 043 passoires) : la population la plus propre est la plus réactive, pas l'inverse.

Deux réformes se sont succédé et les confondre est la faute la plus commune du sujet. Celle des **petites surfaces**, en juillet 2024, a fait sortir du statut au moins **69 049** logements diagnostiqués avant que le coefficient n'intervienne — un plancher, mesuré sur les 1 506 571 diagnostics couverts par les deux jeux de colonnes. Celle du **coefficient**, au 1ᵉʳ janvier 2026, en a fait sortir 392 948, sur les 14 938 757 diagnostics dont l'ADEME a conservé les deux étiquettes — les deux comptages n'ont pas la même base Nous savons les séparer, et nous les séparons.

### Le contrôle qui pouvait échouer

Aucune dégradation n'est observée : aucun logement n'entre dans le statut de passoire du fait du coefficient. C'est ce que l'arithmétique impose — l'énergie primaire ne peut que baisser quand le coefficient baisse, et les émissions ne bougent pas — et que les données confirment sans exception. Ce n'est donc pas un contrôle, et nous ne le présentons pas comme tel.

Le contrôle qui, lui, pouvait échouer est ailleurs. Un logement est une passoire par son énergie, par ses émissions, ou par les deux : l'étiquette retient la pire des deux classes. Un logement déjà classé F ou G sur l'axe carbone ne peut donc pas sortir du statut par un coefficient qui ne touche qu'à l'énergie. Sur les 1 718 766 passoires au barème 2,3, **714 457 sont dans ce cas** — 523 010 en classe GES F, 191 447 en G. Nous y dénombrons **zéro sortie**. Exactement zéro. Si notre chaîne de mesure était fausse, ce nombre serait positif : c'est un chiffre qui se dénonce lui-même.

Deux autres contrôles tiennent le chiffre de tête. Il est identique à l'unité qu'on le mesure contre l'étiquette publiée ou contre la colonne d'arrivée conservée par l'ADEME — **0 divergence sur 14 938 757 lignes**. Et l'écart entre les deux consommations publiées ne porte que sur les kilowattheures électriques : le supplément d'énergie primaire vaut exactement **0,9000** fois l'électricité consommée — soit 1,9 moins 1 — aux 5ᵉ, 50ᵉ et 95ᵉ centiles, sur 603 948 logements.

### Ce qu'aucun coefficient ne fera : 604 669 logements diagnostiqués

**Un coefficient ne décarbone pas une chaudière.**

Pour **604 669 logements diagnostiqués**, la réforme du coefficient ne changera rien : ce n'est pas leur consommation qui les classe passoires, c'est leur chaudière. **95,46 %** se chauffent au gaz ou au fioul (577 205 logements : 308 528 au gaz, 268 677 au fioul), près de trois sur quatre ne dépassent leur seuil carbone que d'une seule classe, et pour un sur quatre le carbone est la **seule** cause du classement.

Ces 604 669 logements diagnostiqués sont ceux qui resteraient passoires même au barème 1,7, retenus par leurs seules émissions : **58,52 %** des 1 033 290 passoires qui subsisteraient alors sur notre périmètre cible de 9 625 591 logements diagnostiqués. **95,44 %** ont été construits avant 1975, 48,95 % avant 1948, 582 après 2000. **59,34 %** sont des maisons individuelles, contre 41,9 % du périmètre. Leur médiane d'émissions est de 87,9 kg CO₂/m²/an et leur distance médiane au seuil qui est le leur de 17,0 kg — l'une et l'autre mesurées sur les **601 313** logements de la cohorte dont ces grandeurs sont exploitables. **432 306** d'entre eux — 71,89 % des 601 313 pour lesquels cette distance est mesurable — ne dépassent leur seuil que d'une classe. Et **156 067**, un sur quatre (25,81 %), sont passoires par leur seul carbone : sur l'axe énergie, ils sont déjà E ou mieux, **au seuil réglementaire qui est le leur**. Le passage à 1,7 leur retirerait **1,54 kWh/m²/an** d'énergie primaire en médiane — mesuré sur les **578 969** logements de la cohorte dont les deux consommations sont disponibles. C'est le troisième et dernier dénominateur de cette section, après les 604 669 de la cohorte et les 601 313 dont la distance au seuil est mesurable ; nous les étiquetons plutôt que de les laisser se confondre.

On objectera qu'il suffit d'électrifier. À énergie finale constante, remplacer le seul chauffage par un vecteur électrique ferait passer **589 593** de ces logements sous leur seuil carbone — 98,05 % des 601 313 — et leur médiane d'émissions de 87,9 à 32,9 kg. Mais la même substitution, lue sur l'axe de l'énergie, ferait passer la consommation médiane d'énergie primaire de ces 601 497 logements de **374,2 à 656,3 kWh/m²/an** : **99,873 %** resteraient bloqués par l'énergie (600 736 sur 601 497, hors les 3 172 déjà chauffés à l'électricité). Changer de vecteur sans toucher au rendement lève les **deux** verrous pour **750 logements sur 600 924**. Ce constat ne plaide pour aucune technologie : il dit qu'à rendement constant, on déplace le verrou, on ne l'ouvre pas.

### Le mécanisme, mesuré à l'intérieur d'un même vivier

Qui sort ? Ceux qui consomment de l'électricité, et eux seuls. Mesuré sur la seule voie exacte — les 8 871 468 diagnostics du périmètre cible pour lesquels l'ADEME a conservé les deux états —, le taux de sortie de la première réforme croît de façon monotone avec la part d'électricité dans la consommation finale : **2,31 %** sous 25 % d'électricité, 25,70 % de 25 à 50 %, 32,57 % de 50 à 75 %, 36,16 % de 75 à 99 %, **45,04 %** au tout électrique. Près d'une passoire tout électrique sur deux quitte le statut ; une passoire peu électrique sur quarante-trois. Un rapport de 19,5.

Et chez ces dernières, **85,6 %** des passoires qui restent le sont par leur carbone. Le mécanisme et la borne carbone ne sont pas deux résultats : c'est le même fait, vu deux fois.

Une précision qui joue contre nous, et qu'il faut donner : l'axe de ce tableau est construit sur une grandeur qui **surestime** l'électricité effectivement portée par le coefficient. Le biais pousse des logements peu électriques vers le haut des bandes et dilue la bande haute. Le 45,04 % est donc un **plancher**, et le gradient réel est plus raide que celui que nous publions. Ces taux, en revanche, ne se recomposent pas en un taux national : ils sont mesurés sur la voie exacte seule.

### L'actualité : le projet d'arrêté 1,7

Un projet d'arrêté (NOR VLOL2617030A), mis en consultation du 9 juillet au 6 août 2026 et examiné par le Conseil supérieur de l'énergie le 23 juillet 2026 — point 18 de l'ordre du jour ; seul l'examen est établi, aucun vote n'est public —, ferait passer le coefficient de 1,9 à 1,7 au 1ᵉʳ janvier 2027. Au 25 août 2026, **il n'est pas paru au *Journal officiel*** : la version de l'arrêté du 31 mars 2021 que Légifrance sert au 1ᵉʳ janvier 2027 porte toujours « + 1,9 pour l'électricité ».

Si le texte était publié en l'état, **161 479** logements diagnostiqués de plus quitteraient le statut, soit **13,52 %** des 1 194 769 passoires qui subsistent au barème 1,9 sur notre périmètre cible de 9 625 591 logements diagnostiqués. **147 117** de ces sorties sont **comptées** sur les deux consommations publiées par l'ADEME ; 14 362 sont **simulées**, sur les 7,8 % de diagnostics pour lesquels l'ADEME n'a jamais produit d'état à 2,3.

Ce 13,52 % ne se lit pas contre le 22,86 % de la première réforme : son dénominateur est un parc déjà écrémé par elle. Sur le même périmètre cible, la première réforme sort 24,78 % des passoires du barème 2,3 ; la seconde, 13,52 % de celles qui restent.

**Le chiffre officiel, et pourquoi nous ne le comparons pas au nôtre.** La synthèse de consultation, mise en ligne le 13 août 2026, écrit que l'évolution conduira « à la sortie d'un certain nombre de logements du statut de passoires énergétiques (estimé à 300 000 logements), sans modification physique réelle des bâtiments ni réduction immédiate de leurs consommations ». Ni le projet d'arrêté ni sa note de présentation ne portent de nombre de logements, de périmètre ni de méthode — nous l'avons vérifié sur les documents eux-mêmes, pas sur la page qui les héberge. Nous ne comparons pas notre décompte à ce chiffre : le leur est une **estimation ex ante sur un parc de résidences principales modélisé**, le nôtre un **dénombrement de diagnostics**, après coup, outre-mer compris. Les deux ne sont pas comparables en effectif, et nous ne les comparerons pas.

Ce qui se compare, ce sont des **taux**. La simulation officielle de la première réforme fait passer les passoires parmi les résidences principales de 3,9 à 3,2 millions, soit **17,7 %** de sorties ; nous en dénombrons **22,86 %**. Cet écart n'est pas une différence de réactivité, et nous avons corrigé notre propre lecture : **à énergie principale de chauffage égale, nos taux de sortie sont légèrement inférieurs aux officiels** — 43,42 % contre 45,40 % sur l'électricité, et l'écart est de même signe sur les quatre énergies. Il vient **entièrement de la composition** : nos passoires sont plus électriques que celles du parc. Il serait donc faux de présenter notre chiffre comme « plus petit, donc plus prudent » — et tout aussi faux de le rapporter au parc par une règle de trois, qui ne mesurerait que notre biais de sélection.

Un précédent, enfin, sur la solidité des estimations ex ante. Celle de la réforme 1,9 était de 850 000 logements ; l'estimation courante est d'environ 700 000. Ce n'est pas notre lecture, c'est celle du service statistique du ministère, dont la note de bas de page n° 1 écrit que « l'évaluation ex-ante de la réforme avait été estimée sur la base du parc au 1ᵉʳ janvier 2023, ce qui conduisait à environ 850 000 passoires en moins ». Sur cette même réforme 1,9, le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique avait rendu le 24 juillet 2025 un avis **défavorable** — 15 contre, 4 pour, 10 abstentions — relevant « l'absence d'une étude d'impact socio-économique ».

### Ce que nos taux donnent sur le parc, une fois testés

Nos dénombrements portent sur des diagnostics, jamais sur le parc français. Il existe pourtant une façon de faire parler nos taux à l'échelle du parc sans redresser notre échantillon : **emprunter le dénominateur officiel et ne prêter que nos taux**, énergie de chauffage par énergie de chauffage. Cette transposition se teste — et nous l'avons testée avant de l'appliquer, sur le pas 2,3 → 1,9, **déjà appliqué et dont l'administration a publié le résultat**. Appliqués aux effectifs de passoires publiés par le service statistique du ministère, nos quatre taux de sortie (électricité **43,42 %**, bois et autres 7,37 %, gaz 4,12 %, fioul 1,13 % — tous **inférieurs** aux officiels, et c'est le contrôle qui compte : appliqués à **leur** structure de chauffage, nos taux recomposent **16,60 %** contre leurs 17,73 %. À structure constante, notre écart apparent de réactivité **change de signe** : il était un effet de composition, pas de mesure) donnent **◇ 650 000 résidences principales de métropole** contre **694 000** officielles, soit **−6,3 %** — là où une simple règle de trois sur notre taux global rate la même cible de **+29 %**, et une stratification par type de logement de **+26 %**. Le critère qui autorisait cette publication a été écrit **avant** la mesure et n'a pas été rouvert. Appliquée au pas que produirait le projet d'arrêté 1,7 s'il était publié en l'état, la même transposition donne **◇ 275 000** résidences principales, dans une fourchette de **248 000 à 294 000** ; la synthèse de la consultation publique, elle, écrit que la mesure conduirait à « **la sortie d'un certain nombre de logements du statut de passoires énergétiques (estimé à 300 000 logements)** », **sans méthode publiée**. ⚠️ Ce 300 000 est **au-dessus de notre borne haute**, de 2 % : nous ne le retrouvons pas exactement, nous en retrouvons **l'ordre de grandeur**. C'est la nuance qui compte, et nous la disons plutôt que de la laisser nous être opposée. **Nous corroborons l'ordre de grandeur officiel — et nous publions comment nous l'obtenons ; personne n'a publié comment eux l'obtiennent.**

### La carte, et le segment

Sur l'arc complet 2,3 → 1,7 — la réforme appliquée, plus le projet d'arrêté s'il est publié en l'état —, **555 068** logements diagnostiqués quittent le statut sur le périmètre cible de 9 625 591, soit **34,95 %** des 1 588 358 passoires que ce périmètre comptait au barème 2,3. Le taux varie d'un facteur **4,3** selon les départements : dans l'**Hérault**, deux passoires diagnostiquées sur trois quittent le statut (**66,61 %**) ; en **Haute-Saône**, une sur six et demie (**15,40 %**). Derrière elles, l'Aude (62,09 %), les Bouches-du-Rhône (59,94 %) et le Var (59,24 %) d'un côté ; la Creuse (18,19 %), la Moselle (18,37 %) et les Ardennes (19,22 %) de l'autre.

**Un mot sur les populations, parce que l'addition ne tombe pas juste.** Le 392 948 du bilan et le 555 068 de l'arc ne portent pas sur la même population : le premier est dénombré sur les 14 938 757 diagnostics dont l'ADEME a conservé les deux étiquettes, le second sur le périmètre cible de 9 625 591, plus restrictif — il écarte les diagnostics désactivés et ceux qui ont été générés depuis un DPE d'immeuble. Sur ce périmètre cible, le même premier pas donne **393 589** sorties, soit **24,78 %**, et l'addition tombe alors à l'unité : 393 589 + 161 479 = 555 068. Le sens de l'écart mérite d'être relevé : appliquer au chiffre de tête le périmètre le plus exigeant le ferait **monter** — de 641 logements diagnostiqués et de près de deux points de taux. Nous publions le plus bas des deux.

**Nous n'expliquons pas cette carte par le climat, et nous ne publions aucune corrélation.** Nous donnons la seconde série à côté de la première, et le lecteur en fait ce qu'il veut : la part de logements tout électriques parmi les passoires au barème 2,3 vaut **73,67 %** dans l'Hérault et **14,53 %** en Haute-Saône. Deux séries juxtaposées, pas liées — la démonstration du mécanisme se fait à l'intérieur d'un même vivier, jamais entre territoires.

Le partage par segment dit la même chose dans l'autre sens. Sur notre population de diagnostics, 65,1 % des sorties de l'arc sont des appartements et 34,8 % des maisons — un partage que le service statistique du ministère ne retrouve pas, parce qu'il travaille sur un parc de résidences principales modélisé, et il faut le dire. Mais la cohorte bloquée par le carbone, elle, s'inverse : **59,34 % de maisons**. Le coefficient sort des appartements ; ce qui reste bloqué est une maison.

La carte départementale est **métropolitaine** et porte **96 départements** : nous ne publions aucun taux sous 1 000 passoires au barème 2,3, ce qui écarte les huit codes d'outre-mer — 138 sorties au total. S'y ajoute une masse qui n'est pas un territoire et que nous laissons hors de tout classement : 156 262 diagnostics sans géocodage, portant 8 023 sorties. Les 96 départements couvrent **98,53 %** de l'arc, pas la totalité.

### Ce que cela vaut — sur les maisons, et sur elles seules

Une étiquette a un prix. Sur **825 719 ventes de maisons** appariées à leur diagnostic (données BDNB CSTB, millésime 2025-07-a, déjà publiées sur notre outil de décote), le prix médian au mètre carré d'une maison classée E dépasse de **190,00 €** celui d'une maison classée F. Les **114 738 maisons** qui quittent le statut au premier pas — voie exacte, segment maison — portent donc un **écart de prix associé à l'étiquette** de **1,95 milliard d'euros**, pour une surface moyenne de 89,4 m². C'est une différence de prix **constatée** entre deux classes, appliquée à des logements dont rien n'a changé — ni une richesse nouvelle, ni une prévision de transaction. Notre gradient n'est pas une régression contrôlée : il dit à quel prix médian au mètre carré se sont vendues les maisons de chaque classe, il ne dit pas ce qu'un changement d'étiquette produirait.

**Nous ne publions aucun montant sur les appartements, ni sur l'ensemble des segments.** Notre propre source l'interdit : hors Paris et petite couronne, un appartement classé G se vend au mètre carré **6,2 % au-dessus** d'un classé D — le gradient s'inverse. Appliquer à un appartement le gradient d'une maison ne serait pas une approximation, ce serait une erreur de signe. Trois montants calculés et justes ont été retirés de ce dossier pour ce seul motif.

L'argument le plus court tient en deux nombres, tous deux sur des maisons. L'écart de prix entre une maison classée G et une maison classée D vaut **470 €/m²** (2 119 contre 1 649 €/m²). Remonter cette même maison de G à D par des travaux coûte de l'ordre de **600 €/m²** avant aides. **La décote ne couvre pas les travaux — et le coefficient, lui, retire l'étiquette pour zéro euro.**

### Ce qui change en droit, et ce qui ne change pas

Un logement qui quitte le statut de passoire par le coefficient **redevient louable à la relocation**. Le régime reste celui de la loi Climat et Résilience : l'interdiction de louer et le gel des loyers (article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989) s'attachent aux contrats **conclus, renouvelés ou tacitement reconduits** après l'échéance de la classe — G au 1ᵉʳ janvier 2025, F au 1ᵉʳ janvier 2028, E au 1ᵉʳ janvier 2034. Un reclassement — par l'attestation que le projet d'arrêté réserve aux diagnostics en cours de validité — lève le gel **pour l'avenir seulement** : il n'ouvre **aucun rattrapage** sur les loyers passés, et le projet est muet sur les baux en cours.

Sur la validité, la question ne mordra pas : **aucun** diagnostic de notre assiette n'expire avant le 1ᵉʳ janvier 2027, la plus proche échéance tombant le 29 juin 2031, sur 14 379 621 diagnostics testés.

### Chiffres clés

- ⬛ **392 948** logements diagnostiqués sortis du statut de passoire par le passage de 2,3 à 1,9, sur les **14 938 757** diagnostics dont l'ADEME a conservé les deux états — soit **22,86 %** des 1 718 766 passoires au barème 2,3, qui tombent à 1 325 818
- ⬛ **0 sortie sur 714 457** passoires dont la classe carbone publiée est F ou G : le contrôle qui pouvait échouer
- ⬛ **24,12 %** de sorties sur les seuls diagnostics établis depuis le 1ᵉʳ juillet 2024 (135 325 sur 561 043) — la population incontaminable est la plus réactive
- ⬛◨ **604 669** logements diagnostiqués que leurs seules émissions maintiennent passoires quel que soit le coefficient : **58,52 %** des 1 033 290 passoires qui subsisteraient au barème 1,7 sur le périmètre cible de 9 625 591 — dont **95,46 %** au gaz ou au fioul et **95,44 %** construits avant 1975
- ◨ **156 067** d'entre eux (**25,81 %**) sont passoires par leur **seul** carbone, au seuil réglementaire qui est le leur ; **432 306** (71,89 % des 601 313 mesurables) ne dépassent ce seuil que d'une classe
- ⬛◨ le mécanisme, sur la voie exacte (8 871 468 diagnostics) : **45,04 %** de sorties au tout électrique contre **2,31 %** sous 25 % d'électricité — et **85,6 %** des passoires peu électriques qui restent sont bloquées par le carbone
- ◨ + ⬜ **161 479** sorties supplémentaires si le projet d'arrêté 1,7 était publié en l'état — **13,52 %** des passoires restantes au barème 1,9, sur le périmètre cible de 9 625 591 ; **147 117 comptées**, 14 362 simulées
- ⬛◨⬜ **555 068** sur l'arc complet 2,3 → 1,7, périmètre cible de 9 625 591 — taux cumulé **34,95 %**
- ⬛◨⬜ géographie, 96 départements métropolitains retenus : **Hérault 66,61 %** contre **Haute-Saône 15,40 %** ; ⬛ part de tout électrique parmi leurs passoires, **73,67 %** contre **14,53 %** — juxtaposées, jamais corrélées
- *(hors marqueur — une valorisation n'est pas un dénombrement)* **1,95 Md€** d'écart de prix associé à l'étiquette sur les **114 738 maisons** sorties au premier pas, à **190,00 €/m²** ; **470 €/m²** d'écart G↔D sur maison contre **~600 €/m²** de travaux avant aides
- ⬛ **0** diagnostic de l'assiette expirant avant le 1ᵉʳ janvier 2027, sur 14 379 621 testés

### Citation

> « Une réforme a retiré l'étiquette de passoire à près de 400 000 logements diagnostiqués sans qu'un mur soit isolé, et personne n'en avait fait le compte. Nous ne l'avons pas modélisé : l'ADEME a conservé les deux étiquettes, l'ancienne et la nouvelle, et nous les avons comptées une par une. Le contrôle qui pouvait nous démentir, c'est celui des 714 457 passoires que leurs émissions bloquaient : aucune n'est sortie, et si notre mesure avait été fausse, ce nombre n'aurait pas été zéro. Mais le résultat le plus important n'est pas celui-là, c'est celui qui reste : 604 669 logements diagnostiqués que ce coefficient ne libérera jamais, parce que ce n'est pas leur consommation qui les classe, c'est leur chaudière. Un coefficient ne décarbone pas une chaudière. Nous ne disons pas si la réforme est bonne ; nous disons ce qu'elle a fait, et ce qu'elle ne fera pas. »
> — Steven Annonziata, cofondateur de OneDpe (RIANN SAS)

### Méthodologie, en bref

Tous les chiffres sont établis sur la base publique des diagnostics de performance énergétique de l'ADEME, **dump figé au 2 juin 2026**. Ce sont des dénombrements de **diagnostics**, jamais un redressement de notre échantillon vers le parc français : nous écrivons « logements diagnostiqués » partout, et nos chiffres sont des **planchers**. La seule mise en regard du parc que nous publions est une **transposition** — dénominateur officiel emprunté, taux prêtés énergie par énergie —, donnée en second rang et éprouvée d'abord sur un pas dont le résultat officiel est connu.

Quatre marqueurs, portés sur chaque chiffre — les trois premiers qualifient des **dénombrements**, le quatrième non :

- ⬛ **observé** — dénombrement de deux états **conservés par l'ADEME elle-même**. Aucune reconstruction, aucun barème, aucune hypothèse. C'est le cas du 392 948, du 604 669 et du zéro sur 714 457.
- ◨ **reconstitué** — dénombrement sur des grandeurs **publiées** par l'ADEME, reclassées au **barème réglementaire**. Une seule reconstruction : dire de quel côté du seuil la valeur tombe. Ce barème reproduit la classe carbone publiée à **99,97 %** et la classe F/G énergie à **99,98 %**.
- ⬜ **simulé** — réservé aux **7,8 %** de diagnostics pour lesquels l'ADEME n'a jamais produit d'état à 2,3. Sur les 92,2 % restants, le pas 1,9 → 1,7 est **compté**, pas simulé ; là où les deux voies coexistent, la simulation sur-compte de 0,56 %.

- ◇ **transposé** — **ce n'est pas un dénombrement.** Nos taux de sortie, mesurés par énergie de chauffage, appliqués aux effectifs de passoires **publiés par le service statistique du ministère**. Le dénominateur est le leur, seuls les taux sont les nôtres. C'est le cas du 650 000 et du 275 000. ⚠️ Un ◇ ne vaut jamais mieux que le marqueur du taux qui l'alimente : le pas 1,9 → 1,7 étant ◨, sa transposition l'est aussi.

Aucun de ces quatre marqueurs ne s'applique à un montant en euros.

**Note de méthode complète** — périmètre opposable, sept populations, transposition au parc et son banc d'essai, contrôles qui pouvaient échouer, limites que nous déclarons nous-mêmes, sources primaires et dates de consultation : `2026-08-25_note-de-methode-coefficient-electricite.md`, jointe à ce communiqué.

### À propos de OneDpe

OneDpe (édité par RIANN SAS, société française immatriculée le 23 février 2026) est une plateforme d'analyse du DPE : vérification de cohérence, décote énergétique, confort d'été. **Cette activité est commerciale, et une étude qui montre qu'une étiquette peut changer sans travaux la sert** : c'est pourquoi nous publions le périmètre, les contrôles et les limites, et pourquoi nous appelons à un contrôle par un tiers non intéressé. Les données sont publiques ; le calcul peut être refait sans nous.

**Outil de vérification du DPE** : onedpe.fr/fr/verification-dpe
**Décote énergétique** : onedpe.fr/fr/decote-dpe

**Contact presse** : Steven Annonziata — presse@onedpe.fr
**Sur demande** : la note de méthode, le tableau départemental (96 départements, aucun taux servi sous le plancher de publication), la définition des taux et les variantes de périmètre.
