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Méthodologie & sources

Comment le test confort d'été OneDpe applique la règle de l'annexe 9 de l'arrêté du 31 mars 2021, quelles données il utilise, et les limites de la version 1 du test.

1. La règle de l'annexe 9, pas à pas

L'indicateur de confort d'été (arrêté du 31 mars 2021, annexe 9, consolidé par l'arrêté du 8 octobre 2021) repose sur cinq critères, répartis en deux familles :

  • Deux critères éliminatoires : les protections solaires extérieures et l'isolation de la toiture.
  • Trois critères secondaires : l'inertie thermique, le caractère traversant et les brasseurs d'air fixes.

Le niveau se déduit ensuite en deux temps :

  1. Si l'un des deux critères éliminatoires n'est pas satisfait → le niveau est « insuffisant », quels que soient les critères secondaires.
  2. Si les deux critères éliminatoires sont satisfaits → on compte les critères secondaires : au moins deux sur trois → « bon » ; sinon → « moyen ».

Cette règle est purement informative : elle ne modifie ni l'étiquette énergie ni l'étiquette climat du DPE.

2. Hiérarchie des sources par critère

Pour chaque critère, l'outil retient la source disponible la plus fiable, dans cet ordre de priorité :

  1. Fichier XML — les indicateurs déclarés dans la sortie XML officielle du DPE (bloc confort d'été) priment dès que le fichier est fourni.
  2. Données ADEME — les caractéristiques retrouvées depuis le numéro de DPE ou l'adresse : critères de confort d'été déclarés par le diagnostiqueur, qualité d'isolation de la toiture, classe d'inertie, description des baies et de leurs fermetures.
  3. Réponses déclaratives — vos réponses aux questions complémentaires (protections solaires, traversant, brasseurs) lorsque la donnée est absente.
  4. Convention réglementaire — la convention 1975 pour l'isolation de la toiture lorsque ni la donnée ni la réponse ne sont disponibles (voir ci-dessous).

Lorsqu'un critère reste inconnu, l'outil n'invente jamais de valeur : il rend une fourchette honnête (pire cas / meilleur cas) plutôt qu'un verdict tranché.

3. La convention 1975

Lorsque la qualité d'isolation de la toiture est inconnue, l'outil applique une convention réglementaire fondée sur l'année de construction : un logement construit avant 1975 (première réglementation thermique française) est réputé mal isolé en toiture, et un logement construit à partir de 1975 est réputé isolé. Si l'année exacte manque, on utilise le libellé de période de construction (borne haute de la fourchette) ; si les deux sont absents, le critère reste inconnu et alimente la fourchette.

4. Neutralisation du critère toiture en appartement

Pour un appartement en rez-de-chaussée ou en étage intermédiaire — sans toiture ni comble au-dessus du logement — le critère d'isolation de la toiture ne s'applique pas (annexe 9). Il est affiché « non évalué » mais considéré comme satisfait dans le calcul, puisqu'il n'y a pas de plancher haut déperditif. Un appartement au dernier étage ou sous combles est, au contraire, traité comme une maison et soumis à la convention 1975.

5. Immeubles et outre-mer

  • DPE à l'immeuble (annexe 9.1) : l'indicateur officiel n'est pas évalué pour un DPE établi à l'échelle du bâtiment collectif. L'outil calcule tout de même une estimation, clairement signalée « estimation OneDpe », en précisant que l'indicateur officiel n'existe pas pour ce document.
  • Outre-mer (codes postaux 97x / 98x) : l'indicateur de l'annexe 9 est défini pour la métropole. En outre-mer, l'outil ne rend pas de verdict et affiche un message dédié — un indicateur hygrothermique adapté à ces climats est à l'étude.

6. Périmètre et limites de la version 1 du test

Périmètre : DPE de logements existants (base ADEME dpe03existant). Les DPE neufs et les DPE tertiaires sont hors périmètre en version 1.

  • Protections solaires : l'outil retient d'abord le critère tel que le diagnostiqueur l'a déclaré — dans le bloc confort d'été du fichier XML si vous le téléversez, sinon dans la base ADEME, retrouvé depuis le numéro de DPE ou l'adresse. À défaut de déclaration, il recalcule ce critère éliminatoire selon la règle de l'annexe 9 à partir des baies et de leurs fermetures décrites dans le diagnostic (fichier XML téléversé, ou description de l'enveloppe issue des données ADEME). Votre réponse n'est demandée que lorsqu'aucune de ces sources ne renseigne le critère ; si vous signalez qu'une valeur pré-remplie est inexacte (« Ce n'est pas exact ? »), c'est votre réponse qui est retenue. Lorsque le critère reste inconnu, le fichier XML du diagnostic, si vous l'avez, peut permettre de le trancher.
  • L'estimation n'est pas un DPE : seul le DPE établi par un diagnostiqueur certifié fait foi.

7. Statut réglementaire

Une « lettre confort d'été » a été annoncée le 15 juillet 2026, mais aucun texte n'a été publié à ce jour. L'indicateur de l'annexe 9 reste en vigueur et cet outil demeure valide : si un texte officiel paraissait, nous mettrions à jour la méthode et les articles associés en conséquence.

8. Attribution & version

  • Données DPE : ADEME (Licence Ouverte 2.0).
  • Données climat d'été (jours très chauds ≥ 35 °C, nuits tropicales > 20 °C) : normale 1991-2020 de Météo-France, données climatologiques mensuelles MENSQ, sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab) ; projection 2050 : calcul OneDpe à partir de DRIAS (Météo-France et partenaires, jeu TRACC-2023), sous Licence Etalab (version non précisée par le portail DRIAS) — à la commune et au département.
  • Îlot de chaleur urbain : zones climatiques locales WUDAPT Europe (CC BY 4.0). Données ICU : projet MApUCE (Météo-France/CNRM, ANR), licence ODbL — Bocher et al., Urban Climate 24 (2018) 153-174.
  • Communes, chefs-lieux et population : IGN, ADMIN EXPRESS COG 2026, sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab) ; INSEE, population municipale du recensement 2023, sous Licence Ouverte (Etalab) : réutilisation libre avec mention de la source.
  • Versions 0.1.0 à 0.7.0 du score et baromètre 2026 (jours très chauds et nuits tropicales, référence 1976-2005 et projection TRACC 2030) : Météo-France, Climadiag Commune, indicateurs v4.0.1 (archive du 21/07/2026) — réutilisation au titre des art. L. 321-1 et L. 322-1 du CRPA ; licence spécifique non publiée par le producteur.
  • Version de la règle : 1.1.0

Indice d'exposition estivale OneDpe (0-100) — méthode propriétaire

Au-delà de l'indicateur officiel 3 niveaux ci-dessus, OneDpe calcule l'indice d'exposition estivale, un score propriétaire 0-100 (publié avec son palier d'exposition — faible, modérée, forte ou très forte : un palier OneDpe, non réglementaire, distinct de l'indicateur de confort d'été du DPE) qui gradue le bâti et le croise avec le climat de la commune, observé sur 1991-2020 et projeté à l'horizon 2050, et avec l'effet d'îlot de chaleur urbain à l'adresse. Il est indicatif et non officiel, distinct de l'indicateur de l'annexe 9 et du futur indicateur 2028. Jusqu'à la version 0.7.0, il s'appelait « Score Été OneDpe » : c'est sous ce nom que l'édition 2026 du baromètre l'a publié.

Ce que l'indice estime

L'indice d'exposition estivale OneDpe estime le rang d'exposition d'un logement au risque d'inconfort thermique estival, avec pour proxy de référence les degrés-heures d'inconfort au sens de l'arrêté du 4 août 2021 annexe II §5.1, sans simulation thermique dynamique.

Un rang, pas une grandeur physique : le score ordonne les logements entre eux ; il ne prédit ni une température intérieure ni un nombre de degrés-heures. Cible de validation arrêtée le 22/09/2026. La version courante n'a pas encore été comparée à des degrés-heures d'inconfort de référence : cette comparaison fait partie des révisions prévues.

Formule : Score = arrondi(100 − (0,65 × pénalités bâti + 0,35 × exposition climatique)), borné 0-100 : un seul arrondi, sur le score exact, à l'entier le plus proche (les demi-entiers vers le haut).

  • Bâti : pénalités graduées des critères annexe 9 — protection solaire −30 et toiture −20 (éliminatoires), inertie −15, traversant −10, brasseurs −5, plus surchauffe solaire 0-10.
  • Climat : pour la commune du logement (sinon son département), normale observée 1991-2020 de Météo-France (données MENSQ) et projection 2050 calculée par OneDpe à partir de DRIAS, mélangées à parts égales (0,5 et 0,5). Les jours très chauds (maximale ≥ 35 °C) et les nuits tropicales (minimale > 20 °C) sont ramenés sur une échelle fixe (de −1 à 35 jours, de −1 à 91 nuits), puis pondérés 0,4 et 0,6 : c'est la sévérité S. La composante climat vaut 1,27 × 100 × S, plafonnée à 100, à laquelle s'ajoute l'îlot de chaleur urbain (voir ci-dessous).
  • Calibration : bornes des paliers de la version 1.0.0 calées une fois sur les septiles du score exact avant plafond, sur 10 405 420 diagnostics de logements existants de métropole dont l'indicateur de confort d'été est renseigné (base ADEME au 25/08/2026), regroupés 2/7, 2/7, 2/7 et 1/7 de l'exposition faible à la très forte ; la progression des médianes du score avant plafond selon l'indicateur déclaré (insuffisant < moyen < bon) a été vérifiée. Positionnement : plus fiable que l'indicateur déclaré, dont 16,4 % divergent des critères saisis sur le diagnostic lui-même (mesure OneDpe, 2 369 457 diagnostics exploitables).
  • Limites actuelles : un critère répondu « je ne sais pas » n'est pas pénalisé (score optimiste — un indice de confiance est affiché) ; le classement dépend du modèle climatique qui fournit la projection 2050, de la station retenue pour la normale de chaque commune et du poids donné aux nuits tropicales (voir « Limites connues » ci-dessous). L'effet d'îlot de chaleur urbain (LCZ), lui, est résolu à l'adresse depuis la version 0.5.0 du score. Depuis la version 1.0.0, il est calé sur les cartes d'îlot de chaleur MApUCE et ne dépend plus de la sévérité climatique.
  • Version de l'indice : 1.0.0

Quelle méthode s'applique où

  • L'outil en ligne calcule le score avec le moteur courant (version 1.0.0), à chaque analyse.
  • La carte et les chiffres du baromètre 2026 sont figés au millésime 2026 : calculés avec la version 0.5.0 du score, ils ne sont pas mis à jour quand le moteur évolue. Le baromètre 2026 est exprimé en scores sur 100 et en médianes, jamais en lettres ; les lettres A-G étaient la sortie de l'outil, jusqu'à la version 0.6.0 (voir « paliers.historique_lettres »). La carte et les chiffres du baromètre 2026 portent l'ancien nom de l'indice.
  • La comparaison au parc utilise les médianes de la version 1.0.0 de l'indice, calculées sur les diagnostics du 25/08/2026 : 10 067 912 diagnostics, hors 337 505 DPE de logements générés depuis celui de l'immeuble et 3 diagnostics dont le code postal saisi est d'outre-mer, dont l'outil n'affiche pas le score ; médiane nationale 66 sur 100 (l'édition 2026 du baromètre donnait 67, avec la version 0.5.0) ; médiane communale publiée pour 6 205 communes d'au moins 200 diagnostics, sinon celle du département. La comparaison d'un logement au reste du parc (médianes communale, départementale et nationale) n'est affichée que si les médianes ont été calculées avec la même version majeure et mineure du moteur que celle qui sert le score.

Paramètres complets — refaire le calcul vous-même

Les paramètres de la formule sont publiés ci-dessous ; la méthode complète, lisible par une machine, les donne tous, seuils techniques et règles d'arrondi compris. Rien d'autre n'entre dans le calcul.

Méthode complète, versionnée, lisible par une machine : /methode/score-ete.json (JSON, version 1.0.0, révision 4 du document). Cette page et ce fichier sont produits à partir des mêmes valeurs du moteur.

Paliers d'exposition (sur le score 0-100) : Exposition faible ≥ 80 · Exposition modérée ≥ 67 · Exposition forte ≥ 57 · Exposition très forte < 57. Depuis la version 0.7.0, l'outil affiche le palier d'exposition du logement à la place d'une lettre. Le score et son sens ne changent pas : un score élevé signifie une exposition faible. Depuis la version 1.0.0, les bornes des paliers sont calées sur la distribution du score exact avant plafond des diagnostics de calibration — de l'exposition faible à la très forte, 2/7, 2/7, 2/7 et 1/7 de ces diagnostics — et ne sont plus les planchers des anciennes lettres ; le tableau ci-dessous donne aussi les plages de la version 0.7.0.

Palier d'expositionScoreJusqu'à la version 0.7.0
Exposition faible80-10077-100
Exposition modérée67-7965-76
Exposition forte57-6652-64
Exposition très forte0-560-51

Historique des lettres A-G de l'outil : Jusqu'à la version 0.6.0, l'outil affichait une lettre de A (meilleur confort d'été) à G ; à partir de la version 0.3.0, ses seuils étaient : A ≥ 84 · B ≥ 77 · C ≥ 70 · D ≥ 65 · E ≥ 61 · F ≥ 52 · G < 52. Les enregistrements « Mes DPE » faits avec les versions 0.1.0 à 0.6.0 du score gardent leur lettre, avec leur date et leur version, mais elle n'est pas affichée. Ces lettres étaient la sortie de l'outil seul : le baromètre 2026 est exprimé en scores sur 100 et en médianes, jamais en lettres. Depuis la version 1.0.0, les bornes des paliers ne sont plus les planchers de ces lettres. Ces seuils de lettres sont les septiles nationaux mesurés sur 199 875 DPE (22/07/2026). Ils n'ont pas bougé lors de l'ajout du facteur étage (0.4.0) ni de l'activation de l'îlot de chaleur (0.5.0, recalage sur 1 999 249 DPE). Correspondance de la version 0.7.0 : A et B → Exposition faible · C et D → Exposition modérée · E et F → Exposition forte · G → Exposition très forte.

Bornes des paliers de la version 0.7.0 : Exposition faible ≥ 77 · Exposition modérée ≥ 65 · Exposition forte ≥ 52 · Exposition très forte < 52 ; ce sont les planchers des lettres B, D et F, calés en version 0.3.0 sur les septiles du score de l'époque. « Insuffisant » était plafonné à 64, « moyen » à 76.

Calibration de la version 1.0.0, pour information : sur les 10 405 420 diagnostics de calibration (base ADEME au 25/08/2026), parmi lesquels 337 505 DPE de logements générés depuis celui de l'immeuble et 3 diagnostics dont le code postal saisi est d'outre-mer (l'outil n'affiche pas leur score), la répartition servie est de 9,98 % en exposition faible, 35,41 % en exposition modérée, 39,57 % en exposition forte et 15,04 % en exposition très forte ; le plafond annexe 9 abaisse le score de 28,6 % d'entre eux.

Plafond annexe 9 (depuis la version 0.6.0) : le score ne peut jamais annoncer un palier meilleur que ce que le verdict réglementaire autorise. Le niveau réglementaire est recalculé dans sa lecture la plus favorable, de sorte qu'un critère inconnu n'est jamais pénalisé deux fois ; « insuffisant » plafonne l'indice à 66 (au mieux « Exposition forte »), « moyen » à 79 (au mieux « Exposition modérée ») ; « bon » ne plafonne pas. Les plafonds sont dérivés des bornes des paliers : chacun est le haut d'un palier. Il n'y a délibérément AUCUN plancher : cet indice croise le bâti avec le climat de la commune, et un logement « bon » doit rester libre d'obtenir un score plus bas à Marseille qu'à Brest. Part des diagnostics de calibration dont ce plafond abaisse le score : 28,6 % (sur les 10 405 420 diagnostics ci-dessus, lots générés compris).

Facteur étage (appartements seulement) : dernier étage +6 × S (malus), rez-de-chaussée −4 × S (bonus), S étant la sévérité climatique de la commune (voir ci-dessous), appliqué à la composante bâti ; seulement si le climat est résolu et la position connue, hors lots générés depuis le DPE de l'immeuble, dont la position est arbitraire. Aucune méthode réglementaire ne modélise cet effet ; la magnitude est un réglage expert, pas une mesure.

Îlot de chaleur urbain (zone climatique locale → nuits) : chaque type de tissu de l'adresse (carte WUDAPT Europe) ajoute ν nuits tropicales par rapport au tissu ouvert bas (LCZ 6), d'après les écarts de température nocturne des cartes MApUCE ; converties comme les nuits du climat, elles valent au plus 2,39 points de composante climat, bornés à ±8 ; aucune sévérité climatique n'intervient.

LCZ (WUDAPT)Nuits νÉcart nocturne (K)Points de C
1, 2 — compact haut / moyen+2,88+2,0+2,39
3, 4, 5 — compact bas, ouvert haut / moyen+1,57+1,2+1,30
8, 10 — grande emprise basse, industrie lourde+1,19+0,8+0,99
6, 7 — ouvert bas, léger0 (référence)0 (référence)0 (référence)
13 — broussaille−0,22−0,3−0,18
15 — minéral−0,30−0,4−0,25
17 — eau−0,37−0,5−0,31
16 — nu−0,45−0,6−0,37
9 — épars−0,76−0,9−0,63
12, 14 — arbres épars, végétation basse−0,87−1,0−0,72
11 — arboré dense−0,98−1,1−0,81

Données ICU : projet MApUCE (Météo-France/CNRM, ANR), licence ODbL — Bocher et al., Urban Climate 24 (2018) 153-174. Les 17 constantes par type (écarts en K et nuits) sont publiées sous cette licence ; les cartes ne sont pas redistribuées.

Surchauffe solaire (0-10) : rapport surface vitrée sud-équivalente / surface habitable, projeté linéairement entre les 75ᵉ et 90ᵉ percentiles de la zone climatique : H1a 0,85–1,29 · H1b 0,76–1,02 · H1c 0,73–0,96 · H2a 0,80–1,04 · H2b 0,76–1,03 · H2c 0,74–0,98 · H2d 0,68–0,88 · H3 0,76–1,06 (défaut 0,78–1,00 si la zone est inconnue).

Composante climat : C = min(100 ; 1,27 × 100 × S) + O, bornée 0-100, S étant la sévérité climatique (ci-dessous) et O l'îlot de chaleur urbain (ci-dessus) ; C n'est pas arrondie. Si le climat n'est pas résolu, ou si une valeur climatique n'est pas numérique, il est entièrement écarté et le poids du bâti est renormalisé à 1 : l'indice repose alors sur le seul bâti, ce qui peut le rendre plus sévère ou plus favorable qu'avec le climat, et la fiche indique que le climat n'a pas été évalué.

Sévérité climatique S (0-1) : pour la commune du logement (sinon son département), J = 0,5 × J91 + 0,5 × J2050 et N = 0,5 × N91 + 0,5 × N2050, où J91 et N91 comptent, par an, les jours très chauds (maximale ≥ 35 °C) et les nuits tropicales (minimale > 20 °C) de la normale observée 1991-2020, et J2050 et N2050 leur projection à l'horizon 2050. Chaque compte est ramené sur une échelle fixe, la même pour toutes les communes et non recalculée à partir des données : n = borne((x − bas) / (haut − bas) ; 0 ; 1), de −1 à 35 jours et de −1 à 91 nuits par an ; les bornes hautes sont les maxima communaux observés sur 2015-2024. S = 0,4 × n_jours + 0,6 × n_nuits, arrondie à 3 décimales ; elle est calculée par le moteur à chaque analyse, et n'est pas stockée dans les données.

Station de la normale : chaque commune prend la station Météo-France exploitable sur 1991-2020 la plus proche de son chef-lieu dont l'altitude diffère de 100 m au plus, dans un rayon de 50 km, sinon la plus proche (575 communes, 0,47 % de la population). Paris, Lyon et Marseille : moyenne des arrondissements, pondérée par leur population. 34 740 communes ont une normale, rattachées à 1 041 stations ; une commune sans normale prend les valeurs de son département, moyenne de ses communes pondérée par leur population. La fiche indique la ou les stations retenues.

Projection 2050 : calcul OneDpe à partir de DRIAS (Météo-France et partenaires, jeu TRACC-2023, médiane d'un ensemble de modèles, niveau de réchauffement de référence associé à 2050). L'écart entre ce niveau et la période 1976-2005 du même ensemble, lu au point de grille de la commune, est ajouté à la normale observée. Jours : l'écart est lu sur la courbe DRIAS des jours chauds, interpolée entre 30, 35 et 40 °C, au seuil propre au département qui fait coïncider la courbe de référence DRIAS, moyennée sur le département, avec les jours observés sur 1976-2005. Nuits : l'écart est multiplié par le rapport, borné autour de celui du département, entre les nuits de la normale de la commune et celles de la référence DRIAS. Une projection négative est ramenée à zéro.

Indice de confiance : (nombre des 5 critères annexe 9 réellement connus ÷ 5) × 0,7 si le climat manque × 0,5 si le diagnostic est un DPE d'immeuble ou d'outre-mer (branche de défense : l'outil n'affiche aucun score pour ces diagnostics, dont le verdict est indisponible). Un critère répondu « je ne sais pas » n'est pas pénalisé — le score est optimiste, et c'est l'indice de confiance qui le signale.

Hypothèses non modélisées

  • Le score suppose la ventilation nocturne possible : le bruit, la sécurité en rez-de-chaussée et la pollution de l'air, qui peuvent empêcher d'ouvrir les fenêtres la nuit, ne sont pas modélisés. Le crédit accordé au logement traversant et le bonus du rez-de-chaussée reposent sur cette hypothèse.
  • La climatisation est hors périmètre : le score mesure l'exposition du bâti sans climatisation, comme l'indicateur de l'annexe 9 (§ 9.4).
  • Les logements d'outre-mer ne sont pas évalués : l'indicateur de l'annexe 9 est défini pour la métropole, et le jeu climat ne couvre que les départements métropolitains.

Limites connues

  • Un critère inconnu compte exactement comme un critère satisfait, pour le score, le palier et le plafond : le score est optimiste quand les données manquent, et seul l'indice de confiance le signale.
  • La projection 2050 est un calcul OneDpe à partir de la médiane d'un ensemble de modèles climatiques (DRIAS, TRACC-2023). Le classement en dépend : si l'on remplace cette médiane par le minimum de l'ensemble, point par point, 17,1 % de la population vit dans une commune dont le rang d'exposition climatique change de plus de 5 centiles, et 3,7 % de plus de 10 centiles. Donner le même poids à la normale observée et à la projection accroît cette dépendance.
  • La normale 1991-2020 d'une commune est celle de la station Météo-France exploitable la plus proche, à altitude comparable ; à Paris, Lyon et Marseille, la moyenne des arrondissements. Marseille n'a pas de station exploitable dans la ville sur cette période : ses valeurs viennent des stations de Marignane et d'Aubagne, soit 22,5 nuits tropicales par an sur 1991-2020. La fiche indique la ou les stations utilisées.
  • Les nuits tropicales pèsent plus que les jours très chauds : à l'unité, une nuit compte pour 0,59 jour (poids 0,6 sur une échelle de 92 nuits, contre 0,4 sur 36 jours), et les nuits portent 72,9 % de la variance de la sévérité climatique entre communes, pondérée par la population.
  • La magnitude du facteur étage est un réglage d'expert, non calé sur des mesures.
  • Les bornes des paliers sont relatives : calées sur les septiles du score exact avant plafond des diagnostics de calibration (base ADEME au 25/08/2026), elles situent un logement par rapport à ces diagnostics, pas sur une échelle absolue d'inconfort.
  • La combinaison du bâti et du climat est additive, sans terme d'interaction : hors plafond et arrondis, un critère manquant coûte le même nombre de points quel que soit le climat.
  • Sans climat résolu, le score repose sur le bâti seul (100 − B au lieu de 100 − (0,65 × B + 0,35 × C)) : il est plus sévère que s'il intégrait le climat quand B > C, plus favorable quand B < C. La fiche indique alors que le climat n'a pas été évalué.

Défauts connus de cette version

  • DEF-2 — Hors du domaine des données livrées : à sévérité très élevée, en rez-de-chaussée, le bonus du rez-de-chaussée ramène la composante bâti à zéro ou presque ; retirer le brasseur d'air ne coûte alors qu'une fraction de point, qui peut disparaître dans l'arrondi. Inatteignable avec les données livrées. Correction prévue : Disparaît avec l'exposition de toiture, qui remplace le facteur étage (morceau préparé, non appliqué en version 1.0.0).
  • DEF-4 — Quand la composante climat sature à son maximum, le score peut remonter en rez-de-chaussée ; ce défaut survit à la suppression de l'arrondi. Inatteignable avec les données livrées. Correction prévue : Revoir l'interaction entre le bonus du rez-de-chaussée et la saturation.

Défauts corrigés

  • DEF-1 — Jusqu'à la version 0.7.0, un climat plus chaud pouvait faire monter le score d'un point en rez-de-chaussée : la composante climat était arrondie avant d'être combinée, le bonus du rez-de-chaussée ne l'était pas. Contre-exemple réel : un même appartement en rez-de-chaussée obtenait 91 à Mervent (85) et 92 à Châtres (10), commune plus chaude en sévérité de référence comme à l'horizon 2030. Un point au plus par pas, sur le domaine réel. Corrigé en version 1.0.0 : un seul arrondi, sur le score exact.
  • DEF-3 — Jusqu'à la version 0.7.0, une sévérité non numérique (NaN) donnait un score non numérique, affiché au palier « Exposition très forte ». Inatteignable avec le jeu climat livré (le format JSON ne peut pas encoder NaN). Corrigé en version 1.0.0 : une valeur climatique non numérique est traitée comme un climat absent.

À quelle fréquence l'indicateur déclaré est faux

Nous avons réappliqué la règle de l'annexe 9 aux cinq paramètres saisis sur chaque diagnostic, puis comparé le résultat au verdict effectivement écrit par le diagnostiqueur. Voici la comparaison complète — en ligne ce que le diagnostic déclare, en colonne ce que la règle donne.

Déclaré ↓ / Recalculé →InsuffisantMoyenBon
Insuffisant869 12549 35743 457
Moyen100 338904 63123 017
Bon133 21739 844206 471

La diagonale, c'est l'accord. En dehors, 16,4 % des diagnostics affichent un verdict qui contredit leurs propres critères saisis. L'asymétrie compte : un verdict « insuffisant » est confirmé dans 90,4 % des cas, un « moyen » dans 88,0 %, mais un « bon » dans 54,4 % seulement — et 35,1 % des diagnostics déclarés « bon » ressortent « insuffisants » une fois la règle appliquée. Au total, la part recalculée d'« insuffisant » est de 46,5 %, contre 40,2 % déclarés.

Mesuré sur un échantillon de 25 % (2 413 909 diagnostics) des 9 663 670 qui renseignent l'indicateur ; 44 452 cas indécidables faute d'un paramètre sont écartés plutôt que forcés. Contrôle externe : l'étude Pouget Consultants / IGNES du 16 juin 2026 publie le même recalcul sur sa propre extraction et obtient 46,39 % d'« insuffisant », 42,17 % de « moyen », 11,44 % de « bon » — nos chiffres sont 46,54 / 41,94 / 11,52.

Sources : normales d'été Météo-France, données MENSQ 1991-2020, sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab) ; projection 2050 : calcul OneDpe à partir de DRIAS (Météo-France et partenaires, TRACC-2023), sous Licence Etalab (version non précisée par le portail DRIAS) ; carte LCZ WUDAPT Europe 100 m (Demuzere et al. 2019, CC BY 4.0) ; communes, chefs-lieux et population : IGN, ADMIN EXPRESS COG 2026, sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab), et INSEE, recensement 2023, sous Licence Ouverte (Etalab) : réutilisation libre avec mention de la source. Données ICU : projet MApUCE (Météo-France/CNRM, ANR), licence ODbL — Bocher et al., Urban Climate 24 (2018) 153-174. Versions 0.1.0 à 0.7.0 du score et baromètre 2026 : Météo-France, Climadiag Commune, indicateurs v4.0.1 (archive du 21/07/2026) — réutilisation au titre des art. L. 321-1 et L. 322-1 du CRPA ; licence spécifique non publiée par le producteur. Méthode publiée le 2 août 2026, identifiée par sa version et par la révision du document (ici la version 1.0.0, révision 4 du document) — si vous refaites le calcul et trouvez un écart, le moteur fait foi et nous voulons le savoir.