Quelle décote pour un bien selon son DPE ?
Calculez la décote vénale, le coût énergie projeté et le budget travaux d'un bien selon son étiquette DPE. Argumentaire complet basé sur l'étude Notaires de France 2024 (valeur verte).
Chiffres clés de la valeur verte 2024 (Notaires de France)
-25 %
Décote moyenne maison G vs D
-12 %
Décote moyenne appartement G vs D
+17 %
Plus-value moyenne maison A vs D
2,8 M
Transactions analysées (2018-2023)
Comment ça marche ?
1
1. Renseignez votre bien
Étiquette DPE, prix, surface, type de bien, code postal et énergie de chauffage.
2
2. Calcul automatique
Application de la table « valeur verte » Notaires de France 2024 + bouquet travaux typique pour passer à D.
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3. Argumentaire complet
Décote chiffrée, coût énergie, budget rénovation, calendrier législatif. Téléchargez votre argumentaire PDF.
Ce que disent 956 923 transactions réelles
Nous avons apparié près d'un million de ventes avec le diagnostic du bien vendu. Sur les maisons, l'écart de prix au mètre carré entre une classe G et une classe D atteint 22 %. Mais la décote ne se comporte pas du tout de la même façon selon le type de bien et le marché.
Maisons : un gradient régulier de A à G
Prix médian au mètre carré par classe, sur 825 719 ventes de maisons. La régularité de la progression est ce qui rend ce résultat solide : ce n'est pas un décrochage isolé sur les passoires, c'est une échelle continue.
| Classe | Prix médian au m² | Écart vs classe D |
|---|---|---|
| A | 2 670 € | +26,0 % |
| B | 2 495 € | +17,7 % |
| C | 2 328 € | +9,9 % |
| D | 2 119 € | référence |
| E | 1 972 € | −6,9 % |
| F | 1 782 € | −15,9 % |
| G | 1 649 € | −22,2 % |
Ce que ça représente concrètement
Sur une maison vendue 250 000 € en classe D, l'équivalent en classe G se négocie autour de 195 000 €. Ce sont 55 000 € qui passent dans la négociation — souvent plus que le coût des travaux qui auraient permis de remonter d'une ou deux lettres.
La décote ne joue presque pas sur les appartements hors Île-de-France dense
C'est le résultat le plus contre-intuitif de nos données, et il mérite d'être dit clairement : hors Paris et petite couronne (75, 92, 93, 94), un appartement classé G se vend au mètre carré non pas en dessous d'un classé D, mais 6,2 % au-dessus. Dans Paris intra-muros, la décote existe bien mais reste modeste, autour de 3 %.
L'explication tient à la localisation. Les appartements énergivores se concentrent dans les hypercentres anciens — précisément les emplacements les plus recherchés. L'effet « adresse » écrase l'effet « étiquette ». Nos chiffres mesurent un écart observé, pas un effet énergétique isolé : nous ne neutralisons pas la localisation, l'ancienneté ni l'état général.
Notre contrepoint : l’étude des Notaires
L'étude Notaires de France 2024 sur la valeur verte, elle, isole l'effet du DPE par régression hédonique — une méthode qui neutralise les autres facteurs. Elle mesure −25 % sur les maisons classées G et −12 % sur les appartements. Notre −22,2 % sur les maisons en est très proche, ce qui conforte le chiffre. Sur les appartements en revanche, c'est leur méthode qui fait référence, pas la nôtre : si vous devez retenir un chiffre pour un appartement, retenez le leur.
Où la décote frappe le plus fort (maisons)
Ce classement porte sur les maisons uniquement — pour les raisons expliquées juste au-dessus, un classement communal sur les appartements n'aurait pas de sens. L'écart se creuse dans les marchés détendus, là où l'acheteur a le choix et peut faire baisser le prix d'un bien énergivore. Sur les communes que nos volumes permettent de publier, les écarts observés dépassent 30 % à Tulle, Thiers ou Mamers. À l'inverse, sur un marché tendu, une passoire se vend quand même : l'acheteur n'a pas d'alternative. La géographie compte donc autant que l'étiquette.
| Commune | Département | Écart F+G vs D | Prix médian D | Ventes de maisons |
|---|---|---|---|---|
| Tulle | Corrèze | −39,4 % | 1 195 €/m² | 180 |
| Thiers | Puy-de-Dôme | −39,3 % | 1 192 €/m² | 180 |
| Mamers | Sarthe | −32,4 % | 972 €/m² | 153 |
| Mauges-sur-Loire | Maine-et-Loire | −30,3 % | 1 845 €/m² | 278 |
| Chemillé-en-Anjou | Maine-et-Loire | −29,3 % | 1 785 €/m² | 365 |
| Caudry | Nord | −27,9 % | 979 €/m² | 315 |
| Saint-Amand-Montrond | Cher | −27,7 % | 1 143 €/m² | 243 |
| Villefranche-de-Rouergue | Aveyron | −27,3 % | 1 314 €/m² | 194 |
Écart entre la médiane des classes F et G réunies et celle des classes D, en valeur brute, sur les ventes de maisons. 452 communes franchissent nos seuils de publication (au moins 50 ventes de référence et 30 passoires), sur 2 560 documentées. Les communes sous ces seuils ne sont pas publiées : sur de petits volumes, un écart de 40 % peut n'être qu'un accident d'échantillon.
Les erreurs qui font rater une négociation
- 1
Appliquer la décote à un prix déjà décoté
Le calculateur traite le prix que vous saisissez comme celui d'un bien équivalent classé D, puis lui retranche l'écart de classe. Si le vendeur a déjà baissé son prix à cause du DPE, le même écart est retiré une seconde fois.
Ce que ça change : La remise paraît complète alors qu'une partie était déjà dans le prix affiché — ou l'offre descend si bas qu'elle n'est même pas discutée. Le réflexe utile : comparer d'abord le prix affiché aux ventes récentes de biens classés D dans le même secteur, puis n'appliquer la décote qu'à ce prix de référence.
- 2
Laisser le champ code postal vide
Le code postal est facultatif, mais sans lui le calcul retombe sur la moyenne nationale au lieu de la variante régionale. Ces variantes n'existent que pour les classes E, F et G, jamais pour les immeubles, et leur couverture dépend du type de bien : au plus 34 départements pour une maison G, 27 à 28 pour une maison E ou F, et 5 à 6 seulement pour un appartement.
Ce que ça change : Partout ailleurs, le résultat reste une moyenne nationale — ce qu'il faut annoncer comme tel dans une négociation. Les marchés où l'étiquette pèse le moins sont précisément ceux où une moyenne nationale se retourne contre vous.
- 3
Prendre l’étiquette du DPE pour une donnée sûre
Le calculateur applique fidèlement la lettre qu'on lui donne. Or un diagnostic peut présenter des incohérences internes entre la consommation déclarée, l'isolation décrite et les caractéristiques du bâti, qui rendent l'étiquette discutable.
Ce que ça change : Une lettre contestable fausse toute la négociation, dans un sens comme dans l'autre. Sur notre sous-parc observable de 689 279 diagnostics, 11,1 % portent au moins une incohérence majeure une fois l'échantillon repondéré par département et par millésime. C'est un signal à faire vérifier auprès du diagnostiqueur avant d'argumenter, pas un verdict sur le diagnostic ni sur son auteur.
- 4
Utiliser un DPE électrique établi avant 2026
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le coefficient d'énergie primaire de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9. Un logement chauffé à l'électricité et diagnostiqué avant cette date porte donc une étiquette calculée avec l'ancien coefficient.
Ce que ça change : Le même logement peut gagner une classe sans le moindre travaux une fois son DPE mis à jour. Saisir l'ancienne lettre gonfle la décote annoncée, et l'argumentaire s'effondre dès que l'autre partie le remarque.
Que faire de ce chiffre
Vous vendez. Un écart de 20 % sur une maison ne veut pas dire que vous devez baisser votre prix de 20 %. Il veut dire que l'acheteur arrivera avec cet argument, et qu'il faut y répondre avec des chiffres : le devis des travaux qui feraient remonter l'étiquette, le montant des aides mobilisables, la consommation réelle relevée sur vos factures. Un vendeur qui présente un plan de rénovation chiffré négocie mieux qu'un vendeur qui subit l'étiquette.
Vous achetez. Comparez systématiquement la décote obtenue au coût réel de la remise à niveau — et ne partez pas du principe que la première couvre le second. Nos propres chiffres disent l'inverse : l'écart de prix entre une maison G et une maison D est de 470 €/m², quand remonter de G à D coûte de l'ordre de 600 €/m² avant aides. Sur les communes où la décote est la plus forte en pourcentage, l'écart médian tombe même à 344 €/m², parce que le prix de base y est bas alors que le coût des travaux, lui, ne baisse pas.
L'équation ne se referme donc pas sur la seule revente : elle se referme grâce aux aides, aux économies d'énergie et à la possibilité de louer. C'est pour cela qu'il faut faire chiffrer les travaux ET les aides avant de faire une offre, pas après. Vérifiez enfin la cohérence du diagnostic lui-même — une étiquette erronée fausse toute la négociation, dans un sens comme dans l'autre.
Sources et méthode
Base BDNB du CSTB (millésime 2025-07-a), appariement des transactions DVF avec les diagnostics ADEME, ventes mono-lot uniquement. La décote est calculée comme l'écart entre la médiane du prix au m² d'une classe et celle de la classe D — convention retenue par les Notaires. Le prix au m² neutralise l'effet de surface, mais pas la localisation. l'étude complète ville par ville · notre méthodologie détaillée
Questions fréquentes
Combien vaut un bien G de moins qu'un D ?
Quelle est la source de ces chiffres ?
La décote est-elle la même à Paris et en province ?
Quand intervient l'interdiction de location des biens F et G ?
Le vendeur est-il obligé de baisser son prix à cause du DPE ?
Quelle surface faut-il saisir : la surface habitable ou la surface Carrez ?
Mon DPE date de 2019 : puis-je encore m’en servir ?
Le calculateur convient-il à un immeuble entier ?
Faut-il saisir la consommation en énergie primaire ou en énergie finale ?
Puis-je pré-remplir le formulaire avec mon numéro de DPE ?
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