Un samedi de fin juin, troisième jour de canicule, 37 °C à l'ombre. Vous rentrez dans votre T3 en dernier étage — étiquette C bien en vue, menuiseries récentes, chaudière performante. À 23 heures, le thermomètre du séjour affiche encore 32 °C. La chambre sous toiture est inutilisable, vous dormez au salon, fenêtres ouvertes sur une rue surchauffée. Votre logement est performant l'hiver — et invivable l'été.
Ce scénario n'a rien d'une anomalie : l'étiquette A-G du DPE (diagnostic de performance énergétique) mesure la performance hivernale conventionnelle du logement, pas sa capacité à rester frais en canicule. Un indicateur de confort d'été existe pourtant sur chaque rapport DPE établi depuis juillet 2021 — mais il est purement informatif et presque jamais consulté. Le 15 juillet 2026, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a annoncé aux questions au gouvernement « une nouvelle lettre, pour le confort d'été », présentée « d'ici quelques mois » — annonce politique, aucun texte publié. En parallèle, le PNACC 3 (Plan national d'adaptation au changement climatique) prépare pour 2028 un indicateur en degrés-heures localisé, distinct de la note A-G.
L'étiquette DPE ne dit rien de vos étés : 40,2 % des indicateurs de confort d'été renseignés sont classés « insuffisant », et 46,5 % le seraient si la règle de l'annexe 9 était appliquée à la lettre (mesure OneDpe sur 9 663 670 diagnostics, base ADEME juillet 2026 — données non redressées). L'indicateur à trois niveaux existe depuis le DPE 2021 (arrêté du 31 mars 2021, annexe 9) ; le PNACC 3 prépare pour 2028 un indicateur renforcé, distinct de la note A-G.
Ce que cet article couvre
Ce que l'étiquette A-G mesure réellement — et pourquoi elle ignore l'été ; l'indicateur présent sur votre DPE depuis 2021 ; ce que préparent le PNACC 3 et la « lettre confort d'été » ; les cinq facteurs physiques ; les profils à risque ; les travaux efficaces — et ce que couvrent réellement les aides.
DPE et confort d'été : ce que dit la réglementation aujourd'hui — et ce qu'elle dira en 2028
L'étiquette A-G mesure la performance hivernale, pas la fraîcheur estivale
L'étiquette du DPE classe le logement de A à G selon sa consommation conventionnelle d'énergie primaire et ses émissions de gaz à effet de serre, calculées par la méthode 3CL-DPE 2021 (arrêté du 31 mars 2021) sur cinq usages : chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage et auxiliaires — un calcul dominé par le chauffage. Le poste refroidissement n'est comptabilisé que si une climatisation équipe le logement : un appartement sans climatisation qui monte à 33 °C chaque été n'est pénalisé d'aucun kilowattheure. La capacité du bâti à rester frais — inertie, protections solaires, ventilation naturelle — n'entre pas dans la classe affichée.
L'indicateur de confort d'été existe déjà — mais il est purement informatif
Depuis le 1er juillet 2021, l'arrêté du 31 mars 2021 impose sur chaque rapport un indicateur de confort d'été à trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. Il est évalué notamment à partir de l'inertie du bâti, des protections solaires des baies, du caractère traversant du logement et des brasseurs d'air fixes. Mais ce niveau n'influence en rien la classe A-G : un logement noté « confort d'été insuffisant » conserve son étiquette, et aucune obligation n'y est attachée — ni à la location, ni à la vente.
PNACC 3 : un indicateur degrés-heures localisé, séparé de la note DPE, à horizon 2028
Le PNACC 3, publié en mars 2025, prévoit dans sa mesure 9 un indicateur de confort d'été renforcé à horizon 2028. La méthode envisagée repose sur les degrés-heures, inspirée de la RE2020 (la réglementation environnementale des constructions neuves) : température intérieure simulée heure par heure en saison chaude, écarts au-dessus d'un seuil de confort cumulés — en tenant compte, cette fois, de la localisation du logement. Le bilan « un an après » du PNACC 3 (17 juin 2026) précise un point décisif : cet indicateur sera séparé de la note DPE — il ne modifiera pas l'étiquette A-G. Une étude du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) est en cours, avec des concertations prévues en 2026. La réflexion avait été ouverte au printemps 2025 par la ministre du Logement de l'époque, Valérie Létard.
Juillet 2026 : l'annonce d'une « lettre confort d'été »
Le 15 juillet 2026, aux questions au gouvernement, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a répondu au député Daniel Labaronne en annonçant « une nouvelle lettre, pour le confort d'été », présentée « d'ici quelques mois ». À ce stade, il s'agit d'une annonce politique du 15/07/2026, aucun texte publié — ni projet réglementaire ni consultation publique. On ignore si elle s'ajoutera à l'étiquette A-G, avec quelle méthode et pour quels logements. Notre décryptage complet de l'annonce : « Lettre confort d'été » : ce que l'on sait.
| Échéance | Ce qui change | Texte / source |
|---|---|---|
| 1er juillet 2021 | Indicateur à trois niveaux (insuffisant / moyen / bon) sur chaque DPE — purement informatif | Arrêté du 31 mars 2021 |
| Mars 2025 | Publication du PNACC 3 : indicateur renforcé annoncé (budget 500 000 €, degrés-heures type RE2020) | PNACC 3, mesure 9 |
| 8 juillet 2026 | Projet de loi Logement adopté au Sénat : confort d'été 7e poste de la rénovation performante, intégré aux plans pluriannuels de travaux des copropriétés (navette à l'Assemblée nationale) | PJL Logement, art. 6 bis (Sénat) |
| 15 juillet 2026 | Annonce d'une « lettre confort d'été » « d'ici quelques mois » — annonce politique, aucun texte publié | Questions au gouvernement, Assemblée nationale |
| 18 juillet 2026 | TVA 5,5 % en vigueur pour la climatisation réversible fixe, sous conditions | Arrêté du 13 juillet 2026 (JO du 17 juillet 2026) |
| 1er janvier 2028 (proposé) | Affichage sur les annonces immobilières : proposition bloquée en commission — aucun seuil de température dans le texte déposé | Proposition de loi n° 1735, Assemblée nationale |
| Horizon 2028 | Indicateur degrés-heures localisé, distinct de la note DPE — étude CSTB, concertations 2026 | PNACC 3, mesure 9 |
Nous avons mesuré l'état du parc sur la base ADEME complète (11 183 219 diagnostics, juillet 2026, données non redressées). Parmi les 9 663 670 DPE qui renseignent l'indicateur, 40,2 % sont classés « insuffisant », 43,2 % « moyen » et 16,6 % « bon ». 13,6 % des DPE ne le renseignent pas. Et en réappliquant nous-mêmes la règle de l'annexe 9 aux cinq critères saisis, 16,4 % des indicateurs se révèlent incohérents avec les caractéristiques déclarées sur le diagnostic lui-même : la part d'« insuffisant » monterait alors à 46,5 %.
En Outre-mer, la question est tranchée : la méthode DPE ultramarine est déjà adaptée au climat local, et le confort thermique tropical est déjà au cœur du DPE ultramarin. La métropole ne rattrapera qu'à l'horizon 2028 — et par un indicateur séparé — ce que les départements d'Outre-mer pratiquent déjà.
Les cinq facteurs physiques qui font (ou défont) le confort d'été
Le comportement estival d'un logement se joue sur cinq paramètres physiques. Les quatre premiers alimentent déjà l'indicateur actuel ; le cinquième — la toiture et l'environnement — pèsera davantage dans l'indicateur renforcé prévu pour 2028, qui intégrera la localisation. Aucun n'apparaît dans l'étiquette A-G.
L'inertie du bâti : la masse qui amortit la chaleur
L'inertie thermique désigne la capacité des parois à absorber la chaleur le jour et à la restituer lentement la nuit. Un immeuble haussmannien en pierre de taille ou une maison en béton banché encaisse une journée de canicule avec quelques degrés d'élévation. Une construction légère — cloisons en plaques de plâtre, combles aménagés sous quelques centimètres d'isolant — monte au contraire en température en quelques heures et redescend mal. C'est le paramètre sur lequel les travaux ont le moins de prise : on compense par les quatre autres leviers.
Les protections solaires et l'orientation des baies
Le rayonnement solaire direct à travers une baie vitrée constitue le principal apport de chaleur en été. Une protection extérieure — volet, persienne, brise-soleil — l'arrête avant le vitrage : elle est bien plus efficace qu'un rideau intérieur. L'orientation aggrave ou atténue le phénomène : les grandes baies à l'ouest reçoivent un soleil rasant en fin d'après-midi, quand le logement a déjà accumulé la chaleur de la journée.
Le caractère traversant, les brasseurs d'air — et la toiture
Un logement traversant, ouvert sur deux façades opposées, permet la surventilation nocturne : on ouvre en grand la nuit, et le courant d'air évacue la chaleur accumulée dans les parois. Les brasseurs d'air fixes ne rafraîchissent pas l'air mais améliorent nettement le confort ressenti pour une consommation négligeable. Reste le cinquième facteur, absent de l'indicateur actuel : la toiture et l'environnement. Un dernier étage sous toiture mal isolée reçoit le rayonnement direct toute la journée, et un logement en zone climatique H3 (le pourtour méditerranéen) ou en îlot de chaleur urbain ne bénéficie plus de nuits assez fraîches pour décharger le bâti.
À vérifier sur votre DPE : l'indicateur de confort d'été figure dans les premières pages de tout rapport établi depuis le 1er juillet 2021 — un niveau (insuffisant, moyen ou bon) et les caractéristiques prises en compte : inertie du bâti, protections solaires des baies, logement traversant, brasseurs d'air. Vérifiez le niveau, puis chacune des quatre caractéristiques : chaque case absente est un levier de travaux.
Logements à risque : quand un C d'hiver cache un été invivable
Certains profils de logements concentrent les facteurs d'inconfort estival. Si vous achetez, louez ou possédez l'un des biens suivants, l'indicateur de confort d'été doit peser autant que l'étiquette dans votre décision. Locataire ? Consultez aussi notre guide DPE et confort d'été côté locataires en période de vague de chaleur.
Profil 1 — Combles aménagés et derniers étages sous toiture : la toiture reçoit le rayonnement solaire direct du matin au soir. Mal isolée, elle transforme la pièce en four dès le deuxième jour de canicule, quelle que soit la classe DPE. C'est le profil le plus exposé.
Profil 2 — Grandes baies ouest ou sud sans protection extérieure : les surfaces vitrées sans volet ni brise-soleil laissent entrer un apport de chaleur massif. L'ouest est la pire orientation : soleil rasant en fin de journée, sur un logement déjà chaud.
Profil 3 — Construction légère à faible inertie : maisons à ossature légère, extensions, surélévations et cloisons en plaques de plâtre montent vite en température et stockent peu de fraîcheur nocturne. Une bonne isolation hivernale ne corrige pas ce défaut.
Profil 4 — Logement mono-orienté non traversant : sans deuxième façade, pas de courant d'air, donc pas de surventilation nocturne possible. La chaleur du jour n'est jamais complètement évacuée.
Profil 5 — Zone H3 et îlots de chaleur urbains : sur le pourtour méditerranéen et dans les cœurs de ville denses, les nuits tropicales empêchent la décharge nocturne du bâti. C'est le paramètre que l'indicateur actuel ignore et que l'indicateur renforcé de 2028, localisé, prendra en compte.
Le cumul fait le risque : un studio sous toiture, mono-orienté à l'ouest, dans un centre-ville méditerranéen, cumule quatre profils sur cinq — tout en pouvant afficher une étiquette C grâce à un chauffage récent. C'est ce décalage entre classe hivernale et réalité estivale que l'indicateur renforcé de 2028 rendra visible.
Les travaux « été » : efficaces, mais mal couverts par MaPrimeRénov'
Les solutions techniques du confort d'été sont connues et pour la plupart sobres en énergie. Leur point faible n'est pas technique : il est financier. MaPrimeRénov' (l'aide nationale à la rénovation énergétique) couvre mal le confort d'été en métropole : brasseurs d'air fixes et protections solaires n'y sont finançables qu'en parcours accompagné (rénovation d'ampleur), la climatisation en reste exclue — malgré une TVA réduite à 5,5 % depuis le 18 juillet 2026 —, et aucune fiche CEE (certificats d'économies d'énergie) « confort d'été » n'existe en résidentiel.
| Travaux | Effet sur le confort d'été | Couverture par les aides en métropole |
|---|---|---|
| Protections solaires extérieures (volets, brise-soleil) | Bloquent le rayonnement avant le vitrage — levier n° 1 sur les baies exposées | MaPrimeRénov' uniquement en parcours accompagné (rénovation d'ampleur) ; geste isolé possible en DROM (départements et régions d'Outre-mer) |
| Isolation de la toiture | Coupe l'apport principal des derniers étages ; améliore aussi l'étiquette d'hiver | Aidée — au titre des gestes d'isolation |
| Ventilation traversante et surventilation nocturne | Évacue la nuit la chaleur accumulée le jour dans les parois | Non aidée en tant que telle |
| Brasseurs d'air fixes | Améliorent le confort ressenti pour une consommation négligeable | MaPrimeRénov' uniquement en parcours accompagné (rénovation d'ampleur) |
| Végétalisation (façades, abords, ombrage) | Réduit la température des parois et l'effet d'îlot de chaleur | Non aidée par MaPrimeRénov' |
| Climatisation | Rafraîchit l'intérieur, mais consomme et rejette la chaleur dehors | Toujours exclue de MaPrimeRénov', mais TVA 5,5 % depuis le 18 juillet 2026 (arrêté du 13 juillet 2026) pour la climatisation réversible fixe : A++ mono-split / A+ multi-split (en SCOP et SEER), ≤ 12 kW, logement achevé depuis plus de 2 ans, pose par un professionnel |
Une seule famille de travaux échappe à cet angle mort : l'isolation de la toiture, financée au titre des gestes « hiver », est aussi le geste le plus rentable pour l'été sous combles. Si votre logement relève du profil 1, commencez par là. Pour chiffrer un bouquet complet, le simulateur de travaux de rénovation OneDpe permet de tester les gestes poste par poste.
Le marché, lui, n'attend pas 2028 : le confort d'été devient un critère de valeur à part entière, et les acheteurs avertis demandent déjà l'indicateur lors des visites. Pendant que le calendrier hivernal se durcit — l'interdiction de location des logements classés E arrive en 2034 —, le confort d'été s'installe comme le second axe de valorisation d'un bien.
⚠️ Projet de loi « relance logement » — non voté à ce jour : annoncé le 23 avril 2026 et présenté en Conseil des ministres le 24 juin 2026, ce projet de loi permettrait de remettre en location un logement classé F ou G sous engagement de travaux — 3 ans en maison individuelle, 5 ans en copropriété —, matérialisé par un contrat de travaux signé avec une entreprise ; l'objectif affiché par le Gouvernement est de maintenir ou de remettre sur le marché 650 000 à 700 000 logements. Il s'agirait d'une voie dérogatoire et non d'un report : le calendrier de l'article L. 173-1-1 du code de la construction et de l'habitation ne bouge pas (G interdit depuis le 1er janvier 2025, F au 1er janvier 2028, E au 1er janvier 2034). Le texte n'est pas voté à ce jour — un vote est espéré avant fin 2026 — et son entrée en vigueur dépendrait de décrets d'application, auxquels le contenu du contrat de travaux est expressément renvoyé ; rien n'est précisé pour les baux en cours. Détail du dispositif : notre décryptage du projet de loi relance logement 2026.
À retenir : les travaux qui amélioreront l'indicateur renforcé de 2028 sont connus dès aujourd'hui — protections solaires extérieures, isolation de la toiture, ventilation traversante, brasseurs d'air, végétalisation. Les engager avant la réforme, c'est acquérir le futur critère de valeur au prix d'aujourd'hui.
Les quatre erreurs à éviter face au confort d'été
Erreur n° 1 — Acheter un dernier étage sans regarder l'indicateur
Vous visitez en octobre un appartement lumineux sous les toits, étiquette C, et vous signez sans avoir ouvert la page « confort d'été » du DPE. L'information était pourtant disponible : niveau insuffisant, pas de protections solaires, logement non traversant. Avant toute offre sur un bien à risque, exigez le rapport complet et lisez l'indicateur, pas seulement l'étiquette.
Erreur n° 2 — Compter sur la climatisation
La climatisation reste exclue de MaPrimeRénov' : installation et fonctionnement demeurent à votre charge. Seule nuance : la TVA réduite à 5,5 % depuis le 18 juillet 2026 (arrêté du 13 juillet 2026), selon les critères du tableau ci-dessus. Le fond ne change pas : la climatisation traite le symptôme sans corriger le bâti — dans une passoire à chaleur (toiture nue, baies sans protection), elle tournera en continu pour un résultat médiocre, et sa consommation de refroidissement entre dans les cinq usages du DPE. La logique vertueuse est inverse : réduire les apports (protections, toiture), évacuer (ventilation), et seulement en dernier recours compenser.
Erreur n° 3 — Confondre étiquette et confort
« C'est un C, donc c'est un logement confortable » : ce raccourci est faux dans les deux sens. L'étiquette mesure une consommation conventionnelle dominée par le chauffage ; elle ne dit rien de la surchauffe estivale. Un C de construction légère mono-orienté peut être invivable en août, quand un E haussmannien traversant à forte inertie reste vivable sans climatisation. Les deux informations — classe A-G et niveau de confort d'été — se lisent séparément.
Erreur n° 4 — Attendre 2028 pour s'en soucier
L'échéance 2028 du PNACC 3 concerne l'outil de mesure, pas le phénomène : les canicules n'attendent pas la réforme. Attendre, c'est subir plusieurs étés d'inconfort, payer les travaux au prix de demain et risquer une décote le jour où l'information deviendra plus visible. Rien n'est acté : la proposition de loi n° 1735, qui prévoyait l'affichage de l'indicateur sur les annonces immobilières, est bloquée en commission — sans fixer aucun seuil de température —, et la « lettre confort d'été » reste une annonce sans texte publié. Traiter le sujet maintenant, c'est aligner votre bien sur le critère avant qu'il ne devienne public.
⚠️ Attention : un bien à profil de risque (dernier étage, grandes baies ouest, zone H3, non traversant) acheté sans tenir compte du confort d'été cumule une double peine : inconfort réel dès la prochaine canicule, et décote potentielle si l'affichage sur les annonces voit le jour (proposition de loi n° 1735, aujourd'hui bloquée en commission).
Vérifiez l'indicateur de confort d'été de votre DPE dès maintenant
Testez le confort d'été de votre logement
L'indicateur de confort d'été figure déjà sur votre DPE — notre outil analyse votre diagnostic complet, dont les paramètres qui pilotent cet indicateur : inertie du bâti, protections solaires des baies, caractère traversant, brasseurs d'air. Entrez votre numéro de DPE (13 caractères, en première page du rapport) pour obtenir l'analyse détaillée de votre diagnostic et repérer les incohérences.
Pour aller plus loin : simulez les travaux de rénovation et leur impact sur votre logement.
Conclusion
L'étiquette A-G du DPE mesure la performance hivernale conventionnelle d'un logement — elle ne dit rien de sa capacité à rester frais en canicule. L'indicateur de confort d'été à trois niveaux, présent sur chaque rapport depuis juillet 2021 (arrêté du 31 mars 2021), comble partiellement ce manque, mais reste purement informatif. Deux chantiers se profilent : le PNACC 3 prépare pour 2028 un indicateur en degrés-heures, localisé et distinct de la note A-G (étude CSTB en cours), et le ministre du Logement a promis une « lettre confort d'été » — annonce politique du 15/07/2026, aucun texte publié.
Les logements à risque — combles aménagés, baies ouest sans protection, faible inertie, mono-orientés, zone H3 — sont identifiables dès aujourd'hui, et les travaux efficaces sont connus, même si les aides restent limitées en métropole (parcours accompagné, TVA 5,5 % seule pour la climatisation). Avant d'acheter ou d'engager des travaux, estimez d'abord le confort d'été de votre logement. Et pour aller plus loin, l'outil de vérification DPE OneDpe compare l'indicateur déclaré dans votre DPE au recalcul selon l'annexe 9 de l'arrêté du 31 mars 2021. Pour situer votre logement dans le parc, notre baromètre confort d'été 2026 mesure 40,2 % d'indicateurs « insuffisants » sur 11,2 millions de DPE — et montre pourquoi la carte du risque réel ne se superpose pas au classement officiel.



